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LA POLITIQUE ETRANGERE DE LA FRANCE
La politique étrangère de la France repose sur quelques principes fondamentaux: droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, respect des droits de l'Homme et des principes démocratiques, respect de l'Etat de droit et coopération entre les nations, d'où ce double souci de la France de sauvegarder son indépendance nationale tout en oeuvrant au développement de solidarités régionales et internationales. La Construction européenne Dès 1945, la construction européenne se trouve au coeur de
la politique étrangère française. Plusieurs raisons majeures à cela : restaurer la
paix et garantir la sécurité des Etats, consacrer la forme démocratique de
gouvernement, et bâtir un espace économique et monétaire intégré susceptible de
garantir la prospérité aux peuples
En matière de sécurité, les années de la guerre froide ainsi que la période instable
qui lui succède ont conféré à l'ensemble des nations démocratiques, dont la France,
d'importantes responsabilités. Partie au Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), la France
est également membre de l'Union de l'Europe occidentale (UEO), de l'Organisation pour la
Coopération et la Sécurité en Europe (OSCE) et du Corps européen, au sein duquel la
France compte près de 13 000 hommes.
L'Action au sein de l'ONU
La coopération au développement
La coopération au développement est l'expression multiforme de la solidarité que la
France entend maintenir et développer à l'égard des pays les plus défavorisés. L'aide
publique au développement (bilatérale et multilatérale) s'est élevée en 1997 à 37
milliards de francs (5,64 milliards d'euros), soit 0,45 % du PNB. La France se situe au
troisième rang des bailleurs de fonds, derrière le Japon et les Etats-Unis. L'aide
bilatérale qui constitue 76 % de l'aide globale est concentrée sur une zone de
solidarité prioritaire (ZSP) définie et périodiquement révisée par le Comité
interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID). Les pays
composant la ZSP sont essentiellement des pays d'Afrique et des Caraïbes. Outre ces
constantes développées depuis 1945, auxquelles il convient d'ajouter le lien
transatlantique, tissé dès le XVIIIéme siècle avec les Etats-Unis, la France entend
également concourir au développement d'autres solidarités régionales. A cet égard, le
partenariat euro-méditerranéen est l'une de ses principales priorités alors que le
processus de paix au Proche-Orient aborde une étape décisive pour la sécurité, la
stabilité politique et le développement économique de l'ensemble de la région.
Parallèlement, la France intensifie ses relations avec le continent asiatique, qui
connaît actuellement un développement de son économie le conduisant à jouer un rôle
déterminant dans le commerce mondial et donc dans l'évolution de la société
contemporaine. D'autres dimensions complètent le dispositif français en matière de politique étrangère : L'Action humanitaire En accordant une place spécifique à l'action humanitaire dans sa politique étrangère, la France montre sa volonté de perpétuer, au plus haut niveau, des valeurs dont elle a été l'inspiratrice. Elle a joué un rôle essentiel dans le développement de l'action humanitaire et du droit international humanitaire.
L'action humanitaire française appuie techniquement et financièrement les opérations
des ONG en partenariat avec les organismes institutionnels français, tels la Sécurité
civile, le Samu mondial, les services de santé de En 1999, le Fonds d'Urgence humanitaire a représenté 57 millions de francs (8,69 millions d'euros), en dotation initiale, somme à laquelle s'est ajoutée une aide exceptionnelle de 215 millions de francs (32,78 millions d'euros), dans le cadre de la crise des Balkans. L'appui aux ONG françaises opérant hors de France a été de plus de 40 millions de francs (6,10 millions d'euros), traduisant la volonté des pouvoirs publics de contribuer à leur action sur la scène humanitaire mondiale où elles occupent une place de premier plan.
Dans le même temps, la France a apporté une contribution d'un montant de 404 millions de
francs (61,59 millions d'euros) aux programmes des organisations humanitaires
internationales : CICR, OMS et les agences à vocation humanitaire des Nations unies : A cela s'est ajoutée la contribution de la France aux programmes mis en oeuvre dans le cadre européen dont le montant s'est élevée à 688 millions de francs (104,88 millions d'euros), soit 17,5 % du budget d'ECHO, l'office humanitaire de la Communauté européenne. Ce dispositif permet à la France d'apporter une aide directe ou indirecte aux pays ou peuples en détresse subissant les effets des catastrophes naturelles ou des crises politiques. Les priorités vont aux secteurs suivants : médical et pharmacie, sanitaire et social, nutrition. La France accorde une place particulière à la protection de l'enfance et à l'aide au déminage. 4,66 millions de francs (0,71 millions d'euros) ont été affectés à ce titre en 1999, dont 2 millions de francs de contributions exceptionnelles accordées pour le déminage au Kosovo. Les principales régions destinataires ont été l'ex-Yougoslavie, l'Afrique, l'Asie, et l'Amérique latine. La Coopération culturelle, scientifique et technique Les établissements culturels et d'éducation français à l'étranger comprennent :
La Francophonie Parallèlement à la promotion des échanges culturels, scientifiques et techniques, la France tient à accroître l'importance de la langue française. A travers la Francophonie, elle entend faire de la communauté francophone (160 millions de personnes) une véritable enceinte de coopération. Depuis 1986, sept sommets de la Francophonie se sont réunis. Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage qui s'est tenu à Hanoï (Vietnam) en novembre 1997 consacre l'affirmation politique de la communauté francophone avec la nomination d'un secrétaire général, porte-parole politique de la communauté et coordinateur de ses programmes de coopération économique, culturelle et linguistique. Ambassade de France aux Etats-Unis
- 21 février 2001
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